« A l’atelier »

Enfin, un bien grand mot pour « dehors devant la maison » !

Bref, le boulot de l’apiculteur, ce n’est pas toujours au rucher. En cette fin d’hiver, il faut préparer le matériel pour bien débuter l’année.

Comme j’ai de fortes chances de récupérer des essaims (pages jaunes et pompiers sont de bons fournisseurs… mais j’ai peur que ce soit surtout pour les essaims « tordus » : dans les murs – j’ai déjà une demande -, les cheminées, en hauteur, … bref, tous ceux qui vont être impossible à capturer !) et que j’espère en faire au moins un ou deux par division (j’en ai déjà promis un, il faut au moins que je m’y tienne !), j’ai prévu de nouvelles maisons pour mes futures hôtes.

Comme je les ai achetées en kit, première étape, montage :

Quelques pièces des ruches en kit

En plein effort ! Heureusement, il y a l’équipe de soutien moral pour m’encourager :-D

puis un premier passage (par trempage, uniquement des faces externes) dans un mélange (50/50) huile de lin / térébenthine (pure gemme) pour imprégner le bois et le protéger un peu des intempéries.

Ruche au bain (huile sur tôle, 2013)

Le soir arrivant, rangement de tout ce petit monde avec le reste du stock (qui commence à devenir important !), et passage d’une petite couche supplémentaire sur des hausses plus anciennes, pour éviter de gaspiller le reste du mélange !

Oui, M. le banquier, promis, demain, j’arrête ;-)

Une petite couche supplémentaire pour « les vieilles »

Une fois cette première couche sèche, et quand le temps le permettra, il faudra passer une seconde, voire une troisième couche en augmentant la proportion d’huile de lin, puis monter la quincaillerie (portes d’entrées, fixations des planchers au corps, séparateurs de cadres, …).

Enfin, il va falloir s’occuper de la « décoration intérieure », et préparer des cadres de cire gaufrée, pour permettre aux abeilles de s’installer vite et bien (pour elles, et aussi pour moi !), mais ça fera surement l’objet d’un nouvel article !

Premières sorties, suite !

Seconde belle journée, cette fois ça s’excite !

Je n’aimerai pas être le contrôleur aérien ! ;-)

Grosse activité autour de toutes les ruches (ce qui est un bon signe, tout le monde a semble-t-il bien passé l’hiver !), un nuage d’abeilles dans tout le rucher, du pollen qui rentre… et qui vient, en grande partie au moins, comme prévu, des noisetiers :

Récolte du pollen sur les chatons de noisetier…

Désolé, les photos sont mauvaises, et on devine plus qu’on ne voit… Je ferais mieux la prochaine fois 😀

Premières sorties

Profitant des premiers beaux rayons de soleil de ce début d’année, les abeilles commencent à sortir.

Après cette longue période de froid, elles vont pouvoir découvrir leur nouveau rucher (tout a été réorganisé en fin d’année) :

Mon rucher "industriel" ;-)

Mon rucher « industriel » et ses 5 ruches ;-)

Il fait encore trop froid pour ouvrir les ruches, je me contente donc d’un peu d’observation, des abeilles, de leur activité (encore très réduite, je n’ai vu aucune abeille revenir avec du pollen, et seules quelques dizaines étaient de sortie), et de leur environnement.

Grand conciliabule sur la planche de vol...

Grand conciliabule sur la planche de vol…

Petite séance de bronzage sur le toit...

Petite séance de bronzage sur le toit…

La minute culturelle : en début d’année, les abeilles ont besoin de pollen, nécessaire pour alimenter le couvain, et relancer la colonie pour aborder la saison des miellées en fanfare. À cette période, elles peuvent principalement compter sur les noisetiers et les saules, dont la floraison est très précoce. Mais à quoi ressemblent donc les fleurs de noisetier ? Il y en a deux types, une pour chaque sexe ; les fleurs mâles sont les plus connues, car de loin les plus faciles à voir, ce sont les grand chatons qui pendent aux branches. Les fleurs femelles demandent de s’approcher, car elles sont beaucoup plus discrètes. Elles ressemblent à de petits bourgeons, desquels dépassent quelques « poils » rouges !

Chatons, la fleur mâle du noisetier

Chatons, la fleur mâle du noisetier

Fleur femelle du noisetier, et ses "poils" rouges

Fleur femelle du noisetier, et ses « poils » rouges

Le vrai bourgeon du noisetier, à ne pas confondre avec la fleur femelle !